le cinéma de contis en peinture

La salle de cinéma est l’un de ces rares lieux où le passage entre plusieurs mondes est si marquant. Dans le noir total confronté à ce pan lumineux qu’est l’écran, la magie opère. L’action semble réelle mais reste en fait emprisonnée sur une paroi, comme une ombre derrière un rideau. Les lieux se succèdent, des personnages se meuvent, et pourtant rien n’a bougé, le fauteuil dans lequel on est assis nous enserre encore. D'où le projet d'un dispositif scénique, par lequel des niveaux de réalité se créent et engendrent flou et ambiguïté. Jeux d’ombres et de lumière, contraintes d’espaces fermés et de voiles translucides, viendraient rendre le mode d'expression si mystérieux qu’est le cinéma.

Les peintures ci-dessous, sont nées d'un processus créatif imaginant des saynètes, avec des décors miniatures (à partir du décor réel de l’intérieur du cinéma de Contis) pour ensuite monter des maquettes et  jouer avec la couleur des projections afin de définir une atmosphère précise.

Les décors, pris en photo, m’ont servi de base pour être ensuite transposer dans divers médiums : ces peintures à l’acrylique et à l’huile, des tirages de sérigraphie (présentées ci-dessous) et une mosaïque (présentée dans l'onglet Mosaïque).

avril 2020, toulouse

 
 

sérigraphies

 

Imprimées à l'atelier La Briche (http://madeinbriche.com/)

juin 2020, saint-denis (93)

C'est pour mon projet de diplôme d'Olivier de Serres, que j'ai travaillé sur cette série de peintures évoquant la thématique du cinéma et du rideau, de son passage entre espace réel et espace fictif.

Il avait été demandé de créer des mises en situation où mes peintures seraient réalisées en grand format sur la façade d'un lieu choisi. En fictif, j'avais choisi le cinéma de Contis.

Et il se trouve qu'un an après ces mises en situations supposées sur le mur du cinéma, j'ai pu accomplir la réalisation de mon projet à échelle réelle et professionnelle, à l'occasion du Festival du Film de Contis 2021 (voir Fresque).